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 Entre femmes fatales... On joue à la manipulation - Judith.

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MessageSujet: Entre femmes fatales... On joue à la manipulation - Judith.    Dim 8 Sep - 22:58





Entre souffle et respiration, entre halètement et gémissement. Entre sueur et lenteur... Un corps souple et, étrangement, féminin semblait s'offrir sous ses mains. Elle prenait plaisir à le sentir frémir, à le caresser, à le découvrir. Un sentiment de plénitude s'emparant de son être et lui chuchotant que ce n'était pas que du sexe. Ni même une relation due à un besoin physique, ou mental. Elle appréciait réellement la tendresse qui se dégageait de cet acte, sans même voir ce qui arrivait. Tout était dans les sensations, dans les phrases murmurées avec leurs mains. Ce qui perturbait la sorcière. Toute cette attention, tout ce qu’elle devinait, sans même savoir pourquoi elle se retrouvait  là, sur ce qui devait être un tapis de chambre moelleux. Son pouls semblait s’affoler à chaque effleurement. Telle une adolescente amoureuse et bien trop rougissante.  
Incapable de résister, elle dû ouvrir les yeux. Elle voulait voir, comprendre ce qui lui arrivait, mais la scène s’effilocha pour ne devenir qu’un souvenir, à la minute où elle put de nouveau voir ce qui l’entourait. Elle était de nouveau dans son lit. À écouter le vide de la pièce, seule et certainement pas sur le point de crier à l’approche du plaisir charnel.

Troublée, elle essaya de mettre ce rêve sur le compte de ce qu'il était, une hallucination de son inconscient et se glissa hors de ses couvertures. Prête, à oublier cet instant. S'offrant nue à l'air rafraîchi de cette matinée, Lilya étira ses muscles endormis, avant d'enfiler une robe de femme riche et cruellement séduisante. Devant son miroir, elle appliqua un rouge à lèvre proche de la couleur du vin, cramoisie comme son âme. Son maquillage sur les yeux plus sobre, elle se sentit prête à affronter un rendez-vous autour d'un dîner, à jouer la femme parfaite.

...

Des talons de quatre pouces aux pieds, soulignant la finesse de sa cheville, les jambes adroitement présentées, elle marchait au bras de son époux, le raccompagnant, lui et l’un de ses associés. Son regard effleura la fine silhouette d’une secrétaire d’État terriblement envoutante. Elle s’y attarda quelques instants, avant d’offrir de nouveau son attention à la conversation si ennuyante à laquelle, la pauvre femme devait participer.  
Sans s'en apercevoir, elle avait passé une journée à se la jouer parfaite. À s'ennuyer et à regarder l'horloge du coin de l'œil. Ce qui n'avait peut-être pas épuisé son corps, mais sa patience, cela oui. Enfin, libérée de ses obligations, elle s'était dépêchée de trouver le moyen de décompresser. L'idée ne lui était pas venue facilement, mais une fois à l'air libre de la Nouvelle-Orléans, le ciel s'assombrissant de nuages menaçants, elle choisit d'essayer un nouvel endroit et atterrit au ''old Absinthe house''. Un lieu fort chaleureux, selon ce qu'elle pouvait bien apercevoir depuis l'entrée.

Installée sur une banquette plutôt solitaire, une bière à la main, elle ne voyait personne. Son œil invalide lui servant de paravent. Mais, entendait tout. Ce qui lui plaisait bien. Jamais personne ne viendrait la chercher ici, ce qui était plutôt une bonne chose. La tempête avait débuté, le déluge envahissant cette ville déjà fort humide. Ce bruit de chute d'eau la détendait, lui plaisait. À cet instant précis, elle ne manquait de rien. Quoi, qu'en entendait la chaleureuse sensualité dans la voix d'une nouvelle venue, elle ne pu s'empêcher de sourire en coin.
Tournant son regard en cette direction, elle découvrit la secrétaire croisée quelques heures auparavant. Une femme à la position enviable et qui, lui avait souvent paru une bonne occasion. Sans, qu'elle ne trouve un moyen de l'aborder. La chance lui était-elle aussi bénéfique?
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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales... On joue à la manipulation - Judith.    Lun 9 Sep - 22:09

« L'absinthe apporte l'oubli, mais se fait payer en migraines. Le premier verre vous montre les choses comme vous voulez les voir, le second vous les montre comme elles ne sont pas ; après le troisième, vous les voyez comme elles sont vraiment. »

Judith remit une mèche de cheveux en place d'un coup de main expert, habituée qu'elle était à devoir le faire depuis qu'elle conservait ses cheveux détachés. Et non, contrairement à la croyance populaire, ses cheveux ne tenaient pas tous seuls comme des grands. Mais peut-être que cela pourrait changer un jour, avec de la chance. Ceci dit, il s'agissait bien là de quelque chose d'ennuyeux, cette mèche devant les yeux, quand on avait des sens trop développés, car il fallait avouer que voir chaque grains de sa blondeur, aussi magnifique soit-elle, était des plus dérangeant quand elle voulait écrire.
Elle aurait tout à fait pu laisser cette tâche à son ombre, lui faire tenir le style et écrire les mots, mais elle trouvait cette tâche trop noble pour être exécutée par quelqu'un d'autre qu'elle, ou par un ordinateur. Elle aimait trop le contact du papier et le crissement de la plume contre le vélin pour pouvoir s'en passer. D'autant plus depuis qu'elle en entendait et sentait toutes les subtilités. Ah, la caresse de la plume argenté était d'une délicatesse et d'un délice des plus appréciables pour la jeune femme amoureuse parfois des vieilles choses. Elle en fermerait presque les yeux pour entrouvrir ses lèvres et apprécier ce son comme on aime entendre la voix d'une amante au creux de son oreille.
Dans un souffle, elle traça de sa fine écriture aux arabesques touchantes la dernière lettre de la journée, ponctua, puis ferma le stylo.

Elle se laissa aller à l'arrière de son fauteuil en cuir, ses narines frémirent en aspirant les vapeurs rémanentes de l'encre, et elle se dit qu'elle boirait bien un verre. L'idée d'un liquide ambré, aux arômes savantes du malt issu de l'orge, dont le prix extravagant rendrait encore bien meilleur le tout, lui faisait plus qu'envie. C'est ainsi qu'elle se leva de son siège où son séant était jusque là installé des plus confortablement et passa une main sur son tailleur afin d'en défaire d'éventuels plis. Quittant son bureau qu'elle verrouilla, elle se tourna vers sa secrétaire (une vraie secrétaire, qui n'occupait pas un poste aussi important que le sien) qui lui tendit immédiatement sa veste qu'elle revêtit. Elle la remercia d'un signe de tête, plus par habitude que par réelle préoccupation de bien se comporter avec les êtres inférieurs qui la servaient, et elle quitta la pièce pour sortir de lieux qu'elle occupait actuellement.
Ses talons claquèrent sur le pavé alors qu'elle quittait les lieux.

Clac. Clac. Clac.
Ce n'était plus le beau pavé du nouveau quartier politique qui subissait ce son, mais un lieu plus vieux, dont l'ancienneté était lié à la ville. Elle s'arrêta un instant devant une porte, ses jambes stoppant leur marche le temps qu'il fallut à deux hommes pour que leurs regards remontent le long du corps appelant à la luxure. Elle poussa un léger soupir un peu amusé, puis elle franchit la porte du bar non sans son assurance coutumière. Son regard se porta sur les différents clients, alors qu'elle s'approchait du comptoir, jusqu'à ce qu'il s'arrête sur quelqu'un qu'elle connaissait. Elle haussa rapidement un sourcil, qui redescendit tout aussi vite avant qu'un fin sourire un peu mutin peut-être ne vienne se dessiner sur ses lèvres. Elle s'arrêta devant le barman, se pencha en avant, les bras appuyés sur le comptoir pour venir lui glisser sa commande.
« Deux verres d'absinthe, pour moi et mon amie, s'il vous plaît. »
Elle fit un sourire des plus charmants, et il n'en fallut pas plus au propriétaire des lieux pour s’exécuter. Si à l'origine elle était venue afin de demander un verre de bon whisky, elle avait changé d'avis en voyant cette pauvre femme de sa connaissance avec une bière. Venir dans un lieu appelé Old Absinthe House et boire une bière était une honte.
Lorsque les verres furent servit, l'élégante jeune femme se dirigea vers Lilya et s'arrêta vers elle.

« Quel agréable surprise de vous voir ici, madame. Puis-je me joindre à vous ? »
Madame. Toute l'innocence du monde semblait reposer sur cet appellation, mais elle rappelait sans doute tellement à la femme son rang et son âge, quand bien même elle conservait d'admirables atouts. Le sourire impeccablement travaillé de la blonde était écrasant, tout en dégageant une chaleur bienvenue, tout comme son ton, déguisant des pièges aux piques acérés et mortels.
Mais son but n'était pas de se mettre à dos la brune admirable avec qui elle allait présentement discuter, c'est pourquoi elle posa l'un des deux verres d'absinthe sur la table devant elle.
« Si vous venez ici, vous devriez boire de leur absinthe. Elle est des plus raffinées. »
Elle s'installa sur la banquette aux côtés d'elle, à moins d'une dizaine de centimètres, s'invitant dans son cercle intime toujours avec son sourire.
« Vous me feriez plaisir en acceptant. »
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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales... On joue à la manipulation - Judith.    Mer 9 Oct - 17:01





Officiellement, elle réfléchissait encore à une bonne raison de l’attirer près de sa toile. D’en faire son nouvel instrument. Qu’elle se trouve justement dans le même bar, qu’elle-même, était parfait. La sorcière pourrait tester le niveau d’intelligence de la jolie blonde. Elle pourrait essayer. Elle pourrait découvrir. Elle pourrait débuter sa nouvelle partie de chasse. S’étirant, tout en l’observant de son œil valide. Elle sourit en la voyant commander deux verres d’absinthe, tout en grimaçant intérieurement. Il était toujours plus difficile de s’infiltrer dans une soirée qui comportait une tierce personne.
D'un geste nerveux la sorcière trépigna de ses doigts sur la table. Ce demandant s'il lui serait simple d'endormir ou de se débarrasser de la personne qui accompagnait la secrétaire. Elle ne pouvait pas se permettre de scandale. Sa vie et son statut en dépendait. Et même si, au fond, elle n'avait plus aucune carrière et qu'elle se devait d'éliminer celui qui l'empêchait de grimper les échelons de la réussite, Lilya savait que la discrétion qui la caractérisait dernièrement était sa meilleure chance.

Décider d'obtenir ce qu'elle voulait, la vieille jeune femme eu la surprise de voir s'approcher celle tant convoité. Un sourire étira ses lèvres, sarcastique et charmant. Un mélange que seule madame Sandro arrivait à maîtriser à la perfection. En la voyant qui s'approchait, elle reconnaissait que la femme avait plus que du charme. C'était encore mieux. Peut-être que sa position et son physique pourrait lui revenir comme un avantage. « Quel agréable surprise de vous voir ici, madame. Puis-je me joindre à vous ? » Elle n’aurait pas dit mieux. Une agréable surprise. Oui, pour en être une… s’en était toute une. Elle devinait une touche de sensualité dans sa voix. Sûrement inconsciente. Quelque chose que la blonde ne pouvait contenir.

« Oh... Mais, quelle charmante surprise. Mais, oublier le madame si vous souhaitez me tenir compagnie. Surtout avec ce qui trône entre vos doigts » Dit-elle en désignant les deux verres emplit du liquide que la petite fée verte avait béni autrefois. « Si vous venez ici, vous devriez boire de leur absinthe. Elle est des plus raffinées. » La seconde suivante, son espace privé se retrouvait violer par la secrétaire. Ce qui l'amusait sincèrement. Cette fille avait du cran. De quoi la ravir. Peut-être que cela compliquerait la manipulation, mais Averyl ne voyait aucun problème à se lancer un léger défi. « Vous me feriez plaisir en acceptant. » Qui aurait dit, que cette soirée, que ces verres signeraient le début d'une aventure remplie de rebondissement imprévu?

Tournant son torse en direction de la séductrice, la sorcière lui adressa un nouveau sourire fort sympathique. Ses doigts allèrent chatouiller le verre d’absinthe. Abandonnant sa bière sans un scrupule. « Si c’est pour faire plaisir à celle qui m’offre un verre, comment refuser? À condition que vous n’y ayez point glissé une quelconque drogue en surplus. Je crois que le mélange me rendrait malade. » Sans attendre de réponse, elle prit le verre pour en boire une gorgée. Lilya voyait les regards envieux des hommes et ceux concupiscent des autres. Elle devait être particulièrement divertissante à cet instant. Bien qu’à l’évidence ce n’était pas elle-même qui se remarquait en premier. Une autre en aurait été jalouse, mais l’aînée s’en fichait. Elle se savait bourrer de charme, de par sa capacité à être une femme fatale et son comportement. Pourquoi aurait-elle perdu son temps à jalouser la jeunesse désirable?

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