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 Gone with the Wind ~ Théo.

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MessageSujet: Gone with the Wind ~ Théo.   Mar 1 Oct - 0:05


Le seul rêve que je fais c’est la surface du Soleil, chaque fois que je ferme les yeux c’est toujours le même.

Les vents chauds s'étaient levaient venant souffler à l’intérieur des terres leur air chaud qui rendait l'air plus irrespirable que jamais. Ils s'engouffraient entre les branches des magnolias qui poussaient en nombre autour de l'hôpital, et des fleurs immaculées se dégageait un parfum capiteux qui embaumait l'air, flagrance entêtante qui rendait les lieux aussi remarquables qu'insupportables. Et face à l'édifice fièrement dressé, flambant neuf et respirant le luxe d'une médecine dispensée à ceux qui avaient les moyens d'y subvenir, elle s'était assise sur un banc fait de bois. Le regard bas elle fixait le bouquet de marguerites géantes qu'elle tenait entre ses mains, le journal qui en entourait les tiges imprimait ses caractères sur sa peau diaphane. Des gouttes de sueurs perlaient entre ses omoplates alors qu'elle les sentait glisser lentement au creux de son dos avant de se laisser mourir dans les tissus moites de sa robe obscure. Absente, elle ne remarque pas les passants qui la regardent en passant, se demandant si elle se sent bien, s'inquiétant sur sa santé, ou se sentant pris d'une compassion qui n'a pas lieu d'être , et elle, elle sert la mâchoire si fort qu'elle peut sentir ses dent grincer en glissant les unes contre les autres.
Elle lutte en son fort intérieur contre cette faim qui la ronge, faim purement égoïste qui n'a d'autre fin que de mettre un terme à la vie d'un autre. C'est un combat perdu d'avance mais elle s’évertue à se montrer combative, tentant de vaincre un mal qui la ronge depuis trop longtemps, et elle peut dès lors sentir la vague de cette folle violence qui avance d'un pas conquérant, lui faisant perdre pied. Ses ongles s'enfoncent dans le journal, le déchirant avec rage pour mieux se planter dans les tiges des fleurs qui ne résistent pas et ploient sous la force qu'elle y met. Pleine de regrets, elle pousse un long soupir d'agonie, posant son bouquet de fleurs abîmées sur ses genoux alors qu'elle se laisse aller sur le banc. Tout ça, c'est de sa faute. Tout ça, c'est uniquement à cause d'elle. Et si elle se retrouve assise devant cet hôpital la rage au ventre, la faim qui la tenaille, aux portes de la folie, c'est parce qu'encore une fois elle n'a pas su lui résister.
Faible, c'est ce qu'elle est, et c'est ce qu'elle restera à jamais. Elle n'a jamais été à la hauteur, à sa hauteur. Pourtant, elle l'a su au moment même où il a surgit une nouvelle fois dans sa vie, elle l'a ressenti au plus profond d'elle quand il a caressé sa joue, quand son parfum est venu l’enivrer et que ses paroles sont devenues poisons. Elle n'a jamais douté un seul instant qu'il viendrait perturber son quotidien, qu'il rentrerait dans sa vie pour tout briser aussi facilement qu'elle avait brisé les tiges de ces longues marguerites. Il se faisait un plaisir de s'insinuer dans sa vie, et de n'y laisser que le chaos. Cette fois-ci, dans son sillage, il avait laissé le corps abîmé d'une de ses jeunes voisines, il l'avait écorchée vive, la laissant pour morte avec un message écris sur les murs en lettre de sang. Elle frissonnait encore en se souvenant de cette vision d'horreur, elle se dégouttait elle même en se souvenant de cette sensation délicieuse qui l'avait prise en respirant l'odeur ferreuse du sang qui flottait alors dans la pièce. Cette sensation de culpabilité ne l'avait dès lors plus quitté, comme les mots qu'elle avait put lire sur les murs. Il avait raison, il était le gardien de son secret, il était l'un des seuls au monde à tout savoir d'elle, à en savoir, même, plus que les autres à son sujet. Coupable c'est ce qu'elle était, et c'est ce qui l'avait empêché, un peu plus tôt, d'aller rendre visite à cette jeune fille qu'elle avait conduit à l'enfer.
Elle abandonne alors, remettant ses longues mèches de cheveux brunes derrière ses oreilles avant de se lever de ce banc sur lequel elle est assise depuis deux longues heures, elle attrape son bouquet qui n'a plus aussi bonne mine qu'à son arrivée, et elle prend le parti de s'en aller. Croisant une de ses poubelle publique, elle y jette son bouquet, avant de regarder ses mains teintes de l'encre au plomb de son journal, elle se rend enfin compte de ce qui l'entoure. Elle sent sa tête lui tourner face à cette odeur de fleurs qui l'assaille, et elle se rattrape de justesse à la première chose qui passe à coté d'elle, ce n'est rien d'autre que cette poubelle dans laquelle elle a jeté son bouquet. Elle se sent nauséeuse, presque maladive après tous ses événements, alors qu'elle prend la pleine mesure des événements, elle calcule silencieusement les jours qui se sont écoulés depuis son dernier repas. Cela fait longtemps, trop longtemps, mais elle se refuse à l'idée de succomber à la facilité, autour d'elle il n'y a que deuil, douleur et maladie. Et même dans sa souffrance personnelle, elle se sent plus digne que ça, trop intègre pour se nourrir de ces gens qui n'ont pas la force de se défendre.
La jeune femme se redresse, remettant de l'ordre dans sa robe, chassant des poussières inexistantes sur les tissus sombres qui couvre son corps, et droite, elle amorce un mouvement. Ses pas claquent à chacun de ses lentes enjambées et ses jambes tremblent alors que son regard fuyant capte la lueur bleutée d'une paire d'yeux qui ne lui est pas tout à fait inconnu. Curieuse, et agacée par ses yeux qui la suivent, elle met un terme à sa lente course pour se donner le temps de jauger cet homme qui la fixe. Un instant elle cherche dans sa mémoire où elle a bien pu voir ses yeux pour la dernière fois, et c'est une forme animale qui vient s'imposer à son esprit. Et déjà, elle peut sentir son humeur se rembrunir, alors qu'elle fait un pas vers cet homme qui n'en est pas plus un qu'elle est une femme banale.
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MessageSujet: Re: Gone with the Wind ~ Théo.   Lun 7 Oct - 16:33



L'odeur de la ville l'enivre et l'affole tout à la fois. Cette odeur forte, particulière, avait toujours eux des effets ravageurs sur le métamorphe. Son nez lui piquait, il avait l'impression d'être prit d'un mauvais rhume, encore plus depuis qu'il s’était lentement approché de l'hôpital, d'un pas errant. Comme toujours il ne savait pas ce qui avait guidé sa carcasse vers cet endroit miteux à l'odeur forte de désinfectant. Peut-être était-ce à la recherche de douleur et de désolation dans les yeux de ceux qu'il croise. Il laissa sa langue glisser contre ses dents, essuyant le sang d'un pauvre moineau qui s’était trouvé sur son chemin. Pauvre homme misérable, rabattu à tuer plus faible que lui dans le seul but de sentir le sang chaud couler dans sa gorge. Il avait besoin de se rassurer, de sentir la vie couler en lui. L'oiseau gris n'avait eu aucune chance, une aile blessée l'empêchant de fuir assez rapidement pour éviter la poigne de Théodore. Il ne savait pas ce qu'il ressentait à présent. Peut-être un peu de pitié face à l'acte qu'il avait commis, peut-être de l’indifférence. Peut-être en fait était-ce sa propre douleur qui remontait le long de sa poitrine. La solitude le tenaillait, le rendait fou, il le savait. Il était sur le seuil d'une colère destructrice face à son impuissance. Le lycaon n'est pas une créature faite pour vivre la solitude et trop longtemps il l'avait vécu.

Sa promenade s'arrêta non loin des bancs dans le parc de l'hôpital. Son regard se perdit dans le paysage, ayant cette vive impression de reconnaitre quelque chose. Une femme était là, tenant des fleurs meurtries dans sa poigne. Ce rendait-elle compte à quel point tous les petits détails qui l'accompagnait lui donnaient un air sinistre, un air de mort? Pourtant ce n'était pas cela qui captivait Théodore, il avait cette forte impression d'avoir déjà rencontré cette demoiselle. En cet instant elle semblait aussi misérable que lui et ce fut sûrement pour cette raison que le lycaon se rapprocha lentement d'elle. La triste silhouette se leva à son tour, jetant les fleurs et le papier journal dans une poubelle non loin avant de s'agripper à cette structure comme si sa vie en dépendait. Les passants se cachaient le visage dans l'ombre de leurs chapeaux, évitant du regard cette femme en détresse.

Théodore comprit enfin pourquoi il avait ce sentiment étrange en la regardant, lorsqu'elle leva le visage pour rencontrer son regard. Il avait déjà vu cette femme, il y avait de cela quelque temps. Il se rappelait lui avoir fait peur sous sa forme canine. La peur avait fait vibrer tout le corps de la jeune femme, il pouvait encore le revoir en souvenir. Un sourire se dessina sur son visage alors qu'il se rapprocha de la poubelle. Engouffrant sa main dans cette dernière, il en ressortit le bouquet d'où quelques fleurs en étaient brisées. Sans replacer le bouquet, le métamorphe approcha lentement la jeune femme tout en lui tendant le bouquet de fleurs. Le bras tendu, il laissait une bonne distance entre eux, même s'il était possible pour elle d'attraper le bouquet. « Désoler pour l'autre fois, mais j'étais affamé et en colère... Tu me pardonnes, j'espère? » Il ne savait pas si elle l'avait reconnu, mais il se disait qu'il pouvait en profiter pour s'amuser un peu et peut-être pour se rapprocher de quelqu'un d'aussi brisé que lui.
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MessageSujet: Re: Gone with the Wind ~ Théo.   Dim 27 Oct - 23:02


Le seul rêve que je fais c’est la surface du Soleil, chaque fois que je ferme les yeux c’est toujours le même.

Le vent s'engouffre dans les branchages faisant tomber dans une voltige oniriques les fleurs fanées et les feuilles orangées qui, lentement, roulent sur le sol dans cet échos qui fait émerger des limbes les souvenirs d'une enfance enfouie. Tas de boue et immondices sont chassés par les froids soupirs d'Eole, pour ne laisser derrière eux que cette lourde impression qui se fait soudainement trop pesante, et lentement, elle se sent étouffer par cette boule qui ne cesse de grossir dans sa gorge. Elle suffoque, et pourtant ne peut s'empêcher de se composer un visage de marbre alors que lentement il se rapproche d'elle. Elle le regarde sans vraiment le voir, se laissant emporter dans le propre de cette race qu'elle incarne avec péché, sa faim grandit un peu plus à chaque fois que son nez hume l'air environnant. Tout est chargé de parfum aux mille et uns supplices qui viennent l'enfermer dans la tourmente, la faisant se sentir comme le renard qui furette autour du poulailler avant de planter ses crocs entre les plumes immaculées. Violence, voilà tout ce qu'elle ressent dans sa douloureuse culpabilité. Une violente envie de se faire mal, de les blesser, et par dessus tout de faire couler son sang sur les dalles grises du parvis de l'hôpital.
A trois pas d'elle il s'avance, reprenant ce qui lui appartenait, bouquet de fleurs fatiguées dont l'encre du journal qui en entoure les tiges s'est imprimée sur ses blanches mains. Psaumes emmêlés écris par des journalistes à la solde d'un état despotique, rien d'autre que de la propagande gracieusement écrite, rien d'autre que de l'encre qui s'écoule sans cesse et qui ne saurait cacher le sang qui ne cesse de couler. Lentement, méticuleusement, elle se redresse, déployant toute sa hauteur pourtant moindre. Les poings serrées faisant blanchir les phalanges de ses doigts graciles, grinceraient presque à mesure qu'il se rapproche d'elle. Un instant elle pense qu'il ne l'a pas reconnu. Un court instant, elle s'imagine s'être trompé. Mais il n'en est rien, et tout ce mince espoir disparaît alors qu'il se plante face à elle pour lui tendre ce qui fut son bien quelques durées passées. Son regard passe alors de ses doigts effilées qui retiennent avec une force tranquille ce bouquet à son visage masculins coupées à la serpe, il n'a plus rien de la créature qu'il fut lors de leur première rencontre. Plus rien de cet animal qui l'effraya alors qu'il lui montrait les dents, plus rien si ce n'est cet éclat dans ces yeux, ce regard inchangé plein de vivacité. Il est étrange qu'elle est su le reconnaître, mais pas tout cela reste une question d'instinct, un esprit de conservation si fort qu'il permet à un moment donné de voir au travers des apparences, de traverser les ténèbres d'une transformation... D'une métamorphose.
Il lui tend le bouquet, et ses yeux vifs suivent chacun de ses mouvements, la faisant presque amorcer un mouvement de recul. Seulement cette intense crise qui la prenait, envahissant chaque parcelle de son corps, faisant se hérisser le poil de chaque centimètres de sa peau, l'empêché de bouger par une fierté que trop exacerbée dans ces moments là. Le dédain traverse tout son corps alors qu'elle se raidit face à cette intrusion soudaine de son espace personnelle, il n'est pas assez proche pour qu'elle déclenche face à lui toute sa fureur, mais néanmoins trop prêt pour qu'elle reste de glace. Sa bouche se tord dans un rictus mauvais, et après une lente déglutition, elle prend le temps d'ouvrir la bouche pour répondre à ses quelques mots. « Pensez vous réellement qu'il est bien venu de tendre à quelqu'un une chose dont elle vient de se débarrasser ?!  Me pensez-vous assez stupide pour avoir jeté une chose dont j'aurais encore eu l'usage ?! », le ton est ferme, cassant, volontairement outrancier. Il n'y a que ce léger accent germanique pour venir troubler le son rauque et menaçant de sa voix. Elle croise les bras sous sa poitrine, et d'un pas mesuré elle tourne autour de lui, toujours à la même distance, toujours ce bouquet entre eux-deux. « Et je crains de n'être, malheureusement pour vous, pas née sous le signe du pardon. J'ai la rancune tenace ses derniers temps, vous savez celle qui accompagne les mauvais jours. », mais malgré toute la froideur qui émane de son être, malgré ce sentiment d'incertitude qui l'assaille par delà cette faim qui la tiraille, elle se permet un sourire aussi cruel qu'il peut être avenant. Tout dépend de celui qui se trouve face à elle. Tout dépend de lui, de cet homme qui n'en est pas vraiment un, celui qu'elle ne peut s'empêcher de juger mais qu'elle comprend pourtant si bien au sujet de la faim et de la colère. « Il faut croire qu'une pensée en chasse une autre, et que vous n'avez de cesse que de me suivre. », elle marque un instant de pause autant dans sa phrase que dans son déplacement, faisant mine de réfléchir alors qu'elle pose une un doigt sur ses lèvres. « A moins qu'il ne s'agisse que d'un méfait du hasard. »
Revirement de situation, infâme joueuse. Sa faim tenace lui fait oublier toute sa peur d’antan, et ne fait que la rendre plus téméraire, irréfléchie. Il suffirait d'une geste, d'un simple contact et elle pourrait enfin assouvir cette envie qui l'envahit depuis que sa colère a prit le dessus sur sa nature doucereuse. Mais elle se l'interdit tant qu'elle le peut encore sans savoir vraiment combien de temps encore elle pourra tenir en laisse ses terribles instincts. La froideur se mue alors en un délicieux éclat de gourmandise, une avide envie de s'éprendre de sa chair, et dans son esprit se forme l'image de sa mort. Violente. Intense. Jouissive. Et c'est dans l'illustration d'un flot sanguin, qu'elle secoue la tête comme pour les y en chasser.  
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MessageSujet: Re: Gone with the Wind ~ Théo.   Dim 24 Nov - 16:25

Il était dangereux de tenter le diable. Pourtant Théodore n'était pas de ceux qui avait peur de la moindre confrontation, surtout pas si celle-ci implique un être féminin. Trop audacieux? Peut-être un peu trop idiot, il ne voyait pas le danger là où celui ci ce cachait, l'épiant, attendant le merveilleux moment pour pouvoir s'abreuver de son sang. Peut-être était-ce aussi son besoin de faire face à la douleur pour ce sentir en vie, il n'arrivait pas à ce l'expliquer. Le métamorphe avait un don inné pour ce retrouver dans les situations les plus précaires, faisant battre son coeur à vive allure.

Cette femme devant lui semblait fragile et effrayante à la fois. On aurait dit que dans son souffle on pouvait sentir la vie et la mort tout à la fois. Théodore devait l'admettre, cela le déstabilisait un peu. Le regard mortelle de la demoiselle était planté sur lui, prête à lui jeter toute sa haine à la figure. Pour lui, l'événement de la dernière fois, celui qui l'avait amener à effrayer cette pauvre dame, n'était qu'un moment du passé, une simple goute dans un vase. Pourtant elle semblait avoir de la rancune. Ne comprenait-telle pas que lui aussi avait eu peur d'elle, comme une pauvre bête effrayer par le genre humain? Ne pouvait elle comprendre que dans ce cas là, le seul moyen d'agir d'un être au cerveau plus guidé par un instinct animal qu'humain, est d'effrayer ce qui nous effraie dans l'espoir qu'il nous laisse tranquille, nous trouve trop fort pour être affronté. Dans un sens cela avait fonctionné, puisqu'elle l'avait quitter, la peur dans les yeux.

Le métamorphe soutenait le regard de la créature qui était posé devant lui, tendant toujours le bouquet de fleurs fané. L'ombre d'un sourire planait sur ses lèvres. Il était légèrement amusé par la situation. Un petit soupire traversa la barrière de ses dents lorsque pour la première fois, la voix de cette dame s'envola dans le ciel « Je ne crois pas qu'il est judicieux de ce débarrasser de quelque chose qui est encore en vie... Et puis c'est un très jolie choix de fleurs, je croyais bon de leurs donner une seconde chance, non?» Était-ce une demande informulée? Il ne le savait pas lui-même. Il baissa le bras qui tenait le bouquet de fleur, le jetant sur le banc non loin d'eux avant de poser de nouveau son regard sur cette dame étrange et colérique. A son nouveau commentaire, Théodore fronça les sourcils, la regardant avec un peu plus de sérieux cette fois. Il y avait toujours le passage de se sourire sur ses lèvres, même s'il ne s'amusait plus en cet instant « Je ne vie pas en attendant le pardon de quelqu'un, je crois plutôt être à la recherche de la compréhension. Ne crois tu pas que tu te trouvais au mauvais moment au mauvais instant? J'étais incertain de tes intentions, j'ai cru bon de te faire comprendre qu'il ne fallait pas jouer avec moi, sauf si tu cherchais à jouer avec ta vie... » Il était surprit qu'elle l'ai reconnu aussi facilement même s'il ne ce trouvait pas devant elle sous sa forme de loup africain. Peut-être avait-elle un don pour cela? Il n'avait plus de mal à croire en c'est choses loufoques depuis qu'une vilaine sorcière c'était chargé de son cas...

Dans l'air il y avait une certain tension. Il sentait que quelque chose n'était pas tout à fait normal dans cette humaine... Qu'elle était bien plus dangereuse qu'il le croyait. Théodore ce figea totalement lorsqu'elle commença à rodé autour de lui. Il sentait que son instinct lui dictait d'être sur ses gardes, de fuir car un grand danger approchait, mais ne comprenant pas réellement ce qu'elle voulait de lui, il ne voyait pas la nécessité de fuir. Il la suivit du regard puis en ce déplaçant sur lui même, pour ne pas la perdre de vue. Elle agissait comme un animal en chasse, il pouvait le voir, le sentir. Malgré la délicatesse de la situation, un petit rire lui échappa « Je ne te suis pas, loin de là! Nos chemins ce sont croisés de nouveau, tout simplement. » Tout son corps était tendu, malgré son calme d'apparence. Il était prêt à rapidement prendre sa forme de lycaon si jamais elle tentait de s'attaquer à lui. Il était prêt à déchiré sa peau de ses crocs ou a fuir jusqu'à ce qu'elle perde sa trace. Venant d'une époque lointaine où les femmes ne portaient pas le même status qu'aujourd'hui, Théodore ne doutait pourtant pas une seule seconde qu'une femme pouvait être très puissante, voir plus puissante que lui...

Son regard de glace devint dur et froid, lui lançant un avertissement. Si elle tentait quoi que ce soit sur lui, il ne pouvait garantir qu'il n'allait pas tenter de lui faire du mal à son tour. Il n'avait pas peur de de tuer, le faisant déjà depuis trop longtemps pour une simple vie. À cet instant, Théodore vit un changement dans le regard de cette dame. Quelque chose n'était pas normal et il comprit qu'elle aussi était prit d'un instinct de folie qui dictait ses agissement. Peut-être ne lui voulait elle pas réellement du mal mais que quelque chose la poussait à faire cela? Il n'en était pas certain... « Je crois qu'il ne serait pas judicieux de ce battre ici, devant tout le monde si tu ne veux pas ameuté le quartier... Et puis si cette envie te viens à cause de notre dernière rencontre, je ne crois pas que cette frayeur causer vos un combat... » Une dernière tentative pour calmer le jeu. Il savait qu'à tout instant elle pouvait lui sauter dessus et déclencher le combat.
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MessageSujet: Re: Gone with the Wind ~ Théo.   Dim 22 Déc - 1:13


Le seul rêve que je fais c’est la surface du Soleil, chaque fois que je ferme les yeux c’est toujours le même.

Il ne s'agit pas de haine, pas plus de désamour que d'une envie de tuer ; c'est juste de l'instinct. Mauvais et terrible instinct qui se mêle à une vie sans que jamais plus rien ne puisse l'en extirper. Horrible mélange de l'innocence et de l'horreur qui s'affiche sur les traits d'une jeune femme délicate à l'esprit tourmenté par autant de folies qu'elle peut en supporter. Cannibalisme, mort, meurtre, poison, et autres délices infernaux auxquels elle s'adonne quand la délicate créature qu'elle a pensé un jour avoir été disparaît sous le terrifique monstre qu'elle est en réalité. Ombre monstrueuse qui gonfle sans jamais cesser de prendre plus de place, encore et encore jusqu'à remplir la tête de Meryll de nombreux autres démons. Tout est noir, tout n'est qu'obscurité, et c'est dans ce nuage âcre qu'elle se laisse enfermer pour ne plus voir qu'au travers de cet écran opaque de colère et de brutalité. Il n'est plus question de finesse, pas plus que de sympathie, elle se montre sous son véritable jour ; pauvre bête effarouchée qui se sent obliger de montrer les dents tout en ébouriffant son pelage pour mieux être menaçant. Mais il est une chose qui est certaine, c'est que par delà cette cruauté et cette infamie qu'elle sème sur son passage, reste toujours la peur. Sa propre peur d'elle même et du monde qui l'entoure, cette peur qui s'entrechoque avec la réalité d'un quotidien plus vraiment sain. Et cette accablante frayeur la rend d'autant plus dangereuse face à celui qui l'effraya tant lors de leur dernière rencontre. Lui qui sous sa forme animale lui avait fait tressauter le cœur jusqu'à ce qu'elle en soit malade de peur, qu'elle en vacille sur ses jambes cherchant de l'air au travers de la nuit. Elle lui en voulait comme elle n'en avait jamais voulu à personne, pas même à Andreas, son éternel bourreau.
Alors elle ne pouvait calmer ce sentiment d'horreur qui la prenait au fond de ses tripes et qui lui remontait le long de l'échine pour mieux lui hérisser les cheveux ou encore le poil. Elle se sentait sur le qui-vive, autant qu'elle tentait de mettre son adversaire dans le même état, et lentement, la tension grimpait les échelon. Elle tournait virer, et se montrer plus féline que jamais, ses pas glissant entre les feuilles rousses de l'automne, ses cheveux se mêlant sans cesse aux caprices du vent alors que ses yeux ne laissaient que peu de doute sur son état-d'esprit. C'était la chasse plus qu'autre chose qui dictait ses actes, une chasse qui ne mêlait pas tant l'utile à l'agréable qu'une certaine idée de vengeance dictée par cette envie de lui prouver qu'il n'était peut être, des deux, pas le plus dangereux. Et même si cela, au fond, pouvait sembler être une idée stupide, elle s'était encrée dans sa tête autant que cette faim qui s'était installée dans tout le reste de son corps. Il n'y avait pas de solution pour régler tous les problèmes auxquels elle se confrontait toute seule, et à cet instant même, elle ne voyait que peu de raison à tenter de régler quoi que ce soit comme si une petite voix lui susurrait à l'oreille de continuer à se battre, de vaincre pour mieux s'abandonner à son inhumanité. Comme si elle avait vu dans cette perte progressive un moyen certain de sauvegarder son âme, de sauvegarder sa propre personne, sans que rien, plus jamais, ne puisse un jour l'éprouver.
Pas même ce regard qu'il lui lançais en guise de représailles, pas mêmes les mots qui pouvaient passer la barrière de ses lèvres charnues. Pourtant, elle était bien obligée de se rendre à l'évidence, il n'avait pas tout à fait tort, elle ne pouvait décemment pas lui sauter dessus dans un lieu public, comme il ne pouvait pas se métamorphoser au milieu d'une foule déjà fortement éprouvée par la découverte des zombies, de la magie, et de tellement d'autres choses encore. Elle pouvait avoir faim de vengeance, faim de son âme, de ses souvenirs qu'elle devinait être fort nombreux de par son essence de métamorphe au grand âge. Alors elle cessa de tourner autour de lui, se redressant un peu pour reprendre le temps d'un instant le visage de la jeune femme qu'elle aurait du être et rester. Un mince sourire sur ses lèvres alors qu'elle pèse encore le pour et le contre de cette situation, luttant contre l'envie de tourner les talons pour partir, le laisser là en plan sans trop s'en inquiéter. Mais il y a toujours cette faim dévorante qui s'incruste un peu plus, et lui fait avancer une main avide de chaleur vers son visage qu'elle caresse du bout des doigts. C'est un geste plein de sensualité que l'on aurait pu, de loin, attribuer à un couple qui se rapproche après une dispute, mais les mots sont autres, les besoins aussi.
Et lentement, elle s'humecte les lèvres dans une respiration troublée qui vient soulever rapidement sa poitrine sous son corsage.  « Je ne peux pas te contredire, mais je peux pas pour autant te pardonner. Il me semble utile de te dire que s'il n'y avait pas tout ce monde autour de nous, je te planterais volontiers un couteau dans le cœur. », son sourire s'élargit alors qu'elle enfouit ses doigts ses cheveux bruns, venant jouer avec les mèches qu'elle entortille entre ses doigts sans jamais le lâcher du regard. Elle le dévore littéralement des yeux, alors qu'elle pourrait à cet instant dévorer la moindre de ses pensées s'étonnant d'elle même dans cette contenance.  « Ce n'est que partie remise, mon ami ! Mais la prochaine fois, tache d'apporter toi même le bouquet ! ».
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