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 My own father said god is in the rain. (Sidney)

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MessageSujet: My own father said god is in the rain. (Sidney)   Sam 5 Oct - 13:37


He Was Wrong.

Océan de couleurs sous les torrents de pluie qui se déversaient dans les rues de la Nouvelle-Orléans, danse originale des parapluies tournant sur eux-même à chaque coup de vent. Lentement les gens se promènent, gouttant à la fraîcheur qu'apporte ce flot diluvien qui se fait salvateur sous la moiteur de l'été qui touche à sa fin, et seuls les pauvres ères qui auraient oublié de prendre leur parapluie courent de hall d'entrée en hall d'entrée espérant ainsi passer entre les gouttes. Mais c'est peine perdue sous ce véritable rideau qui s’échappe d'un ciel anthracite, se déchirant parfois en un éclair dont le tonnerre retentissant fait frémir les enfants. Mais nul enfant ne se trouve dans la bibliothèque de l'université, rien d'autres que des adolescents voulant jouer aux grands, mais qui ne peuvent s’empêcher de pousser des petits cris à chaque fois qu'un flash vient illuminer ces lieux bien sombres.
Un cri puis un gloussement, ritournelle bien lassante qu'elle n'a pourtant pas le courage d’interdire, l'orage à toujours eu cet effet sur l'Homme, faisant osciller son esprit entre la fascination et la peur le plus viscérale. Et elle, sagement, elle s'assoit sur le rebord de la fenêtre pour mieux regarder les feuilles jaunis des arbres se laisser aller sous le poids de l'eau, elle aime ce temps, elle pourrait d'ailleurs tout préférer à la chaleur étouffante de ce premier été passé en Louisiane. Cela la fait se sentir un peu plus chez elle, un peu dans cet endroit quelle ne reverra jamais et qui est pourtant est chargé de souvenirs ; de son souvenir. Lentement ses doigts viennent glisser sur les carreaux froids de la fenêtre venant dessiner, inconsciemment des symboles qui n'ont aux premiers abords aucun sens. Et son esprit, calme, posé, s'éloigne de son corps pour mieux s'imprégner de cette odeur de vieux livres qui règne en ses lieux, l'enfermant dans ce souvenir le plus ancien qu'elle a de son père, de ce que fut sa demeure, et de ce qu'elle perdit à jamais alors que la lame glacée du couteau s'insinuait entre les chairs de sa poitrine.
Les traits tirés, elle abandonne ses dessins enfantins pour serrer les poings alors que les gouttes de pluies tracent leurs sillons sur les larges fenêtres de la bibliothèque. Elle froisse le haut de sa robe sombre, tirant autant sur les tissus de celle-ci que s'enfonçant ses ongles dans la paume de sa main, tentant d'oublier la douleur lancinante qui lui étreint la poitrine à ce simple souvenir. Un soupir échappe de ses lèvres roses et lentement, elle s'échappe de son perchoir lançant un dernier regard à cet extérieur auquel elle n'appartient pas. La semelle de ses petits chaussures noires claquent à chacun de ses pas sur le planché brillant de la bibliothèque alors qu'elle reprend son chariot rempli de livres pour aller les ranger, lentement, tentant de se faire plus silencieuse qu'elle ne l'ai déjà. Elle s'enfonce dans les rayons chargés de livres, et c'est tout autant de romans aux couvertures cartonnées aux couleurs diverses que de traités sur la philosophie que son regard croise à chaque point qu'il fixe.
Un instant, elle s'attarde dans un de ces rayons que les élèves préfèrent ignorer, par peur de représailles, par peur de ces sorciers qui se baladent désormais dans leur rue sans avoir à cacher leur essence naturelle. Et les bouquins, et autres papiers traitant d'ésotérisme, de magie, de cultes et de sorcellerie sont désormais délaissés même par les plus curieux, commençant à prendre la poussière sur les lourdes étagères de bois du rayon. Au hasard, elle en choisi un qu'elle époussette du bout des doigts avant d'y lire dans murmure plein d'effrois la couverture jaunis par le temps. « La sorcière et l'occident. La destruction de la sorcellerie en Europe des origines aux grands bûchers », un frisson lui parcours l'échine alors qu'elle s'empresse de le ranger dans son étale. Si elle était une banale sorcière elle n'aurait pas besoin de s'alarmer de cette hypothétique situation, elle n'aurait pas besoin de s'inquiéter des bûchers que l'on pourrait lever en son déshonneur, elle pourrait se laisser porter par le pouvoir de ces gens qui lui ont un jour été égaux. Mais elle n'est plus de ces sorciers, elle est désormais autre chose, à la fois morte et vivante, plus vraiment humaine malgré les apparences, plus vraiment sorcière non plus.
Elle s'inflige cette pensée, et ne peut s'empêcher de s'imaginer en train de se tordre de douleurs alors que les flammes lécheraient autant ses pieds que ses cheveux, remplissant l'air d'une odeur acre et pourtant alléchante d'un corps en train de se consumer. Elle se perd dans les méandres de son imaginaire fertile, alors qu'une main vient se poser sur son épaule, la faisant brusquement sortir de sa rêverie dans un vif sursaut. Elle plaque ses mains tout contre sa bouche comme pour s'empêcher de crier mais il est déjà trop tard pour ça, et les curieux qui passaient par là lui lancent un regard interloqué avant de se disperser. Lentement, par des gestes saccadés elle se retourne transis d'une peur qu'elle ne sait contrôler, pour que son regard se plante dans l'azure de ses yeux.
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MessageSujet: Re: My own father said god is in the rain. (Sidney)   Lun 14 Oct - 1:07

Bordel. C'est le bordel total dans ta tête. Ce l'est aussi dans tes émotions, dans tes sentiments. C'est le bordel dans ce que tu es. Ce l'est aussi dans ton alimentation. Tout a un horrible goût. Si ça marche d'enfer comme régime (celui de ne rien manger du tout), tu en as marre. Tu as faim, mais rien n'est bon en bouche. Ça te dégoûte. Tout te dégoûte. Tu ne te souviens pas de ton dernier repas complet. Tu bois, une gorgée à la fois bien espacée, des boissons énergisantes, protéines, des smoothies, remplaçant des repas. Puisque tu n'arrives pas à manger autant ne pas cuisiner, ou que très peu pour les smoothies. Les boissons ont tout aussi des horribles goûts, mais, tu n'as pas besoin de mâcher et de les garder en bouche bien longtemps. Tu fais donc des recherches pour expliquer tout ça. Tu es à la bibliothèque de l'université pour ça en ce moment. Ayant épluchée le domaine de la médecine, tu es dans celui de la sorcellerie. Il doit bien y avoir des explications quelque part. Tu devais trouver une raison à ton état, essayer de l'arranger. Ce n'était pas normal, tu n'aimais pas du tout. Tu aimais bien le changement, mais extérieur. Pas intérieur comme c'était en train de se faire en toi. Sans grande surprise, tu ne trouvas rien. Tu te rendis dans les rangées sortilèges et co, regardant les différents livres. Tu regardas autour de toi, voyant quelqu'un qui pourrait peut-être te renseigner. Te renseigner au lieu de t'aider. Tu n'aimes pas demander de l'aide, alors, tu te trompes toi-même en jouant sur les mots. Tu le sais, mais tu fais comme si tu ne t'en rendais pas compte.

C'était une des employés, tu l'avais vu derrière le comptoir, ou encore derrière un chariot, ramenant des livres à leur place. Tu as senti qu'elle n'est pas comme la majorité des personnes, mais tu ne sais pas plus ce qu'elle est. Tu ne sais pas qu'elle est comme toi. Tu ne t'es jamais perçue. Tu posas ta main sur l'épaule, puisque la bibliothécaire ne réagissait pas à ton appel. Cette dernière ne tarda pas à réagir, criant. Oh là. Elle était perdue dans ses pensées et pas seulement un peu. Tu ne t'excusas pas, ce n'était pas dans tes habitudes. Tu te mis plutôt à parler directement de ce que tu voulais. Pas de perte de temps. Tu en perdais déjà assez comme ça à essayer de trouver ce que tu avais. Pour le moment, ça ne t'aidais pas à aller mieux. Pas du tout. Tu allais même de plus en plus mal, bien que tu n'avais jamais guéris aussi rapidement. Rien à la Wolverine, mais tu avais vu la différence entre il y avait de ça quelques mois et aujourd'hui. Bref, tu posas ta question. « Il y a d'autres livres sur la sorcellerie ? » lui demandas-tu. Parce que tu avais fait plus au moins le tour de tout ce qu'il y avait. Tout du moins, tu le pensais. Tu aurais pu être un peu plus spécifique il était vrai. Tu aurais pu demander s'il n'y avait pas un livre traitant de sort lancé sur une humaine (toi, ne sachant pas que tu n'étais plus humaine) la faisant changer avec les différents symptômes que tu avais. Sauf que c'était un peu trop rentré dans les détails à ton goût. Tu allais tout de même essayer d'être un peu plus près de ce que tu voulais, sans trop rentrer dans les détails, justement. « Peut-être un livre parlant des effets des sorts sur les autres. » Ouais. Tu venais de plus au moins dire que ça te concernait. Un peu à la 'une amie voudrait savoir...', alors que c'était toi qui voulait le savoir. En même temps, ce n'était pas le dire directement. Peut-être qu'elle n'allait pas le comprendre. Peut-être qu'elle allait juste faire son travail sans poser de questions. Elle devait en entendre de toutes les sortes.

Tu espérais qu'elle ne prenne pas trop de temps avant de répondre, tu n'étais pas du tout, mais pas du tout patiente en ce moment. Tu étais surtout violente, tu en avais des bouffées, comme si à chaque fois c'était la seule solution qui s'offrait à toi. Pourtant, tu savais très bien que ce n'était pas le cas. Tu arrivais de moins en moins à te contrôler. C'était même de pire en pire. Juste avant d'entrer dans la bibliothèque, tu t'étais très bien vu pousser une personne qui marchait devant toi. Simplement parce qu'elle n'allait pas assez vite à ton goût. Tu avais même commencer à bouger tes bras pour la pousser lorsqu'elle s'était enlevée du chemin, entrant dans une boutique. Tu avais ensuite donné un coup de pied dans un sac poubelle, afin de te calmer, car même en ne voyant plus cet inconnu trop lent à ton goût, tu étais toujours en colère contre lui. Rien de bien naturel chez toi, qui avait toujours été du genre assez je m'en foutisme. Pour en revenir à la bibliothèque, à la question que tu avais demandé à la bibliothécaire, tu lui adressas un sourire, essayant de cacher tes envies de meurtre qui venaient d'apparaître encore une fois sans que tu ne saches trop pourquoi. Vite. Il fallait qu'elle fasse vite. Tu fermas ton poing, rentrant tes ongles dans la paume de ta main, essayant de te calmer de cette manière.
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