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 Empty Spaces {PV}

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Féminin
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MessageSujet: Empty Spaces {PV}   Dim 20 Oct - 19:06

Empty Spaces
Kathie Kane & Azzura Di Mercurio
What shall we use. To fill the empty spaces. Where we used to talk ? How shall I fill. The final places ? How can I complete the wall. I've got electric light, And I've got second sight. I've got wild staring eyes. And I got a strong urge to fly, But I got nowhere to fly to.by pandora et Subrosa.

Serrant les poings sur ses genoux, elle s’était enfoncée dans sa torpeur, se remémorant des évènements qu’elle aurait préféré chasser définitivement de sa conscience. En s’engageant dans une course effrénée, elle avait espéré que les contours du visage de Stain s’effaceraient et qu’elle se focaliserait uniquement sur la fatigue s’emparant de ses membres. Malheureusement pour elle, ses méfaits continuaient de se glisser sous ses paupières, et elle n’avait que faire de ses traits las et tirés, des cernes noirs qui entouraient ses yeux ensommeillés. Elle avait marché jusqu’à ce que sa respiration ralentisse, que les muscles de son corps la fassent souffrir et que plusieurs coulées de transpiration apparaissent sur son front. Devenue l’ombre d’elle-même, elle s’était réfugiée dans une maison fantôme située à Storyville. Une caverne humide et lugubre dans laquelle Elle n’aurait pas l’idée de se glisser. Ainsi, elle ne risquerait pas de La maltraiter à son tour. Adossée contre un mur lambrissé, elle réprima une grimace de dégoût lorsque l’odeur de sang et de mort frappa ses narines de plein fouet. Le besoin de quitter ces lieux s’intensifia lorsque le crépitement du feu et les sirènes d’alarme firent écho aux hurlements stridents qui lui torturaient la tête. Déjà soumise à ses hallucinations auditives, elle avait envie de se débattre et de vomir l’intégralité de ses organes. Elle ne put s’y résoudre, sachant pertinemment qu’elle endurerait le même supplice à bord de sa péniche. La lueur de la lune grillerait sa rétine et lui exploserait la cervelle. Ainsi, elle abandonnerait Susanna. Une seule solution s’offrait donc à elle. Elle se voyait vivre en ermite dans un endroit peu fréquenté, les yeux fermés, couvrant ses oreilles de ses mains.

« Je suis en enfer ». Se répéta t-elle, convaincue qu’elle n’avait jamais quitté Darkness Falls. Elle se retrouvait perdue dans un monde où le grondement des moteurs déchirait ses tympans, où la lumière qui traversait les écrans agressait ses prunelles. Une étrangère venue d’un autre royaume, qui ne parvenait pas à s’intégrer dans cette société où régnait un amour démesuré pour l’hyperstimulation sensorielle et les excès en tous genres. Un univers fait de paillettes et de strass qui la dévorait de l’intérieur, ne laissant plus qu’une carcasse vide. Comme si cela ne suffisait pas, la chaleur du climat et ces voix insupportables lui brûlaient les poumons, l’amenant à suffoquer. « Au secours ! ». Un appel à l’aide qui résonna en elle comme une symphonie mortifère et qui l’amena à relever la tête par pur réflexe. Il s’agissait d’intonations enfantines, ce qui fit taire toute parcelle d’hésitation. Le souvenir de Zaira revint assaillir son esprit et déchirer son cœur. Dans une fausse expression de colère rattachée à un caractère déterminé, elle ne perdit pas une seule seconde et fonça en direction de la porte d’entrée. Elle vit une ombre s’enfoncer dans cette ruelle sordide, l’agresseur empoignant la fillette et portant une main à sa bouche pour l’empêcher de crier à nouveau sous cette nuit étoilée.

« Tu viens de commettre une grave erreur ». Elle le menaça du regard en brandissant une fiole, prête à faire craquer plusieurs de ses vertèbres. Au lieu de formuler une dernière prière, il explosa d’un rire sadique et plaqua une lame contre la gorge de sa victime. « Tu m’as l’air froide et tendue. Quand j’en aurai fini avec elle, on s’adonnera à des activités qui te décoinceront, ma jolie. Dis-moi…est-ce que tu es vierge ? ». Il lui vola un frisson de peur et d’écœurement. Elle eut un mal fou à contenir le tremblement de son corps. Ses muscles se tétanisèrent, la rendant incapable de reprendre une position offensive, l’innocence et la fébrilité se dégageant soudainement d’elle alors qu’elle constatait à quel point l’être humain pouvait se montrer détestable. Bien plus que les zombies qu’elle croisait quotidiennement et qu’elle exterminait sans sourciller. Elle sentit son estomac se tordre sous le poids de la souffrance lorsqu’un félin repoussa l’agresseur à coups de griffes. Les yeux arrondis de stupeur, elle se mit en retrait pour observer la scène, le cœur serré par l’émotion.

« J’ai déjà vécu cette scène. Je perds complètement la tête. Qu’est-ce que vous m’avez fait ?!! Cette cicatrice…». Des réminiscences qui firent émerger un nouvel accès de paranoïa. La gorge nouée, elle avait la sensation de ne plus être maîtresse de son propre corps.

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Dernière édition par Azzura G. Di Mercurio le Dim 29 Déc - 19:32, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Empty Spaces {PV}   Mer 18 Déc - 20:27

Kathie n’aime pas la Nouvelle Orléans. Elle est sale, branlante et miséreuse. Les rues sont parsemées d’ordures, de verre brisé, de cadavres aussi. Avondale n’était pas comme ça. Ce n’était pas parfait, mais au moins tout y était propre. Kathie aurait préféré vivre à Avondale seulement voilà, Avondale n’existe plus. Le Gouvernement a tout rasé, à commencer par l’Hôtel de Ville. Elle sait que le corps de monsieur Kane s’y trouvait encore mais cette information ne l’atteint pas. Il était déjà mort, de toute façon. Qu’est-ce que ça change, qu’il ait été enterré ou enseveli sous les gravas ? Ce n’était qu’un corps, rien qu’un corps.

Monsieur Kane était mort. Encore.

Pour la seconde fois, Kathie avait perdu celui qui lui avait donné son nom. Mais cette fois, il n’y avait plus de doute possible. Elle avait vu le sang et s’il n’y avait eu que le sang encore. Il n’avait pas survécu : elle avait été vérifier, tout en sachant que c’était inutile. Quand elle lui avait pris la main, elle avait tremblé. Pas de peur, pas de tristesse : de froid. C’était des boudins gelé qu’elle avait effleuré, pas des doigts. Sous sa forme humaine, Kathie serait obligée d’y penser. De ressasser. Parce que l’Homme ne sait faire que ça, vivre dans le passé. Alors, ces derniers jours plus encore que d’habitude, elle est un chat. Qu’elle semble lointaine, l’époque où elle n’avait pas à craindre la fatigue, ou dormir ne voulait pas dire abandonner ses coussinets et ses griffes pour des ongles ridicules, ses moustaches pour des cheveux hirsutes. Elle veut revenir en arrière, mais elle ne le peut pas. Alors elle trottine dans des ruelles envahies d’immondices.

Elle a croisé la route d’un nombre incalculable d’humains, pendant ses deux millénaires d’existence. Elle ne s’en souvient que de quelques uns en particulier, mais elle a l’impression de connaître l’espèce par cœur. Plus rien ne la surprend, plus rien ne la dégoûte, plus rien ne l’éblouit. L’Homme est un prédateur. Il pense être autre chose, être plus que ça mais il se trompe. Elle est une prédatrice aussi, alors elle comprend. Ils ne se chassent pas mutuellement et sont rarement en concurrence pour une proie, alors parfois, elle se lie à un spécimen. Sans raison particulière, du moins à ses yeux, sinon le caprice du hasard comme celui qui se produit justement aujourd’hui.

Il sent l’alcool, comme beaucoup d’autres. Elle ne s’arrête pas à ce détail, elle n’a jamais très bien compris ce qu’était l’alcool de toute façon. Quand ils en boivent, les humains deviennent étranges, comme s’ils étaient très fatigués. Ils marchent de travers et sont plus lents, moins précis. Étrangement, ils parlent plus forts aussi. Celui là ne semble pas gêné, même s’il titube un peu parfois. Il tient cependant par la main une petite fille qui n’a visiblement pas envie d’être là et Kathie n’aime pas ça. Les bipèdes humains sont des prédateurs étranges qui, parfois, choisissent une proie de leur propre espèce. Ils la chassent, jouent avec, la tuent parfois mais jamais ne la mangent. Kathie ne s’imagine pas chasser un chat. Pourquoi cet homme fait-il ça ? Elle s’est déjà décidée à intervenir quand une autre humaine apparaît. Elle semble désorientée, elle aussi. À cause de l’alcool ? Kathie ne le pense pas, elle n’en dégage pas l’odeur en tout cas. Mais les femelles humaines se couvrent de toutes sortes de parfums qui cachent leur odeur naturelle, alors comment savoir…

La situation dégénère pourtant, l’humain mâle s’agite et Kathie décide d’agir. Elle s’était déjà placée sur le rebord d’une fenêtre, juste au dessus de lui. Sauter n’est pas difficile, elle peut le faire les yeux fermés. Elle les garde grand ouvert, cependant, et plonge ses griffes dans ses globes à lui. L’odeur du sang lui inonde les narines et elle feule alors qu’il essaye de la déloger. La fillette, quant à elle, s’est déjà précipitée dans les bras de la femelle. D’un bond souple, le chat se libère de sa proie et court en direction des deux humaines. Quelque chose ne va pas, cependant : la plus vieille la regarde comme si elle avait vu un fantôme.

Kathie miaule et saute sur elle. Son saut est impressionnant, elle termine presque directement sur son épaule. Le temps presse, le prédateur panse ses plaies pour le moment mais il va se ressaisir. Le sang appelle le sang, elles doivent fuir, toutes les trois. Alors Kathie enfonce ses griffes dans la chair tendre et bondit au sol. Elle espère qu’elle est suivie mais ne se retourne pas pour vérifier.
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MessageSujet: Re: Empty Spaces {PV}   Dim 22 Déc - 19:27

Semblable à un squelette recroquevillé sous terre, elle avait attendu l’heure où les inquisiteurs issus du nouveau monde la déposséderaient de ses ossements. Les paumes tournées vers le ciel, elle avait abandonné la lutte contre les chiens du gouvernement assoiffés de pouvoir. Elle se moquait bien de la religion. Pourtant, elle s’était surprise à prier le seigneur de bien vouloir lui accorder l’absolution. Elle avait incarné une athée à l’allure pathétique, qui avait rejoint la communauté chrétienne durant un court instant, en vue de rompre la malédiction et de retrouver les siens. Une ombre damnée, délaissée par la lumière, qui avait pris racine dans le quartier le plus malfamé de la ville. Elle avait renoncé aux mains divines qu’on lui avait tendues inexorablement. Celles qui aspiraient quotidiennement l’intégralité de ses vices, et cela depuis près de huit siècles. Des mains qui appartenaient à Susanna et à Dalmazio. Elle leur avait tourné le dos, à ces sauveurs qui étaient déjà parvenus à faire taire Leur nom, les torsions incessantes de ses membres. Eux qui avaient permis à ses prunelles aux allures apocalyptiques de retrouver leur éclat doré, teintées d’affection au contact des leurs ; et de combattre une partie de sa dépendance à la magie noire. Noah était une arme qu’elle avait saisie à plusieurs reprises, baignant dans son savoir et sa sagesse passagère. Récemment, la douleur avait été beaucoup trop importante, et elle n’avait trouvé aucune source d’apaisement, aucun objet, aucune personne susceptible de lui procurer un bonheur intense. Lorsque la souffrance la déchirait aux côtés du cousin meurtrier, elle trouvait encore le moyen d’étouffer des rires sarcastiques. A croire qu’elle était vraiment bonne pour un séjour en hôpital psychiatrique, surpassant bientôt Ezio dans l’art du machiavélisme. La rage au ventre se mêlait aux innombrables démences qui l’atteignaient. En se réfugiant dans un taudis de Storyville, elle avait abattu son poing sur la table en guise de révolte, refusant que sa maladie s’immisce dans le système nerveux de ses congénères ou les mette en danger physiquement.

Perdue dans ses songes, un sourire victorieux était venu meurtrir ses lèvres. Un vent de colère avait pénétré dans son âme, la transformant en charogne impulsive qui n’aspirait qu’à les emporter avec elle dans sa tombe. Ces pourritures accaparées par leurs pulsions sadiques, capables de voler l’innocence des enfants. Des images véhémentes étaient passées à travers le voile temporel pour pénétrer dans sa tête. Les yeux exorbités, poussée au bord du précipice. L’atmosphère était crispée et moite. Une odeur nauséabonde brutalisait ses organes. Celle de l’Agresseur. Elle se souvenait encore de son visage, de sa silhouette, du sourire vicieux collé à ses lèvres, des bruits de pas qui retentissaient. Terrorisée, elle avait serré Kathie dans ses bras, cette nuit-là, songeant qu’une entité céleste veillait sur elle. Le squelette qu’elle incarnait se retournait dans sa tombe à cette pensée. Jamais elle n’aurait souhaité que Zaira vive cette expérience sordide. Des fioles en main, elle attendait le moment fatidique pour se lancer. Elle se pinça les lèvres lorsque les larmes tombèrent sur le visage de la fillette qu’elle associait vraiment à Zaira, une mine complètement défaite, resserrant sa prise autour de son frêle petit corps pour qu’il ne lui arrive rien. Sa respiration fut coupée lorsque l’odeur du sang imprégna l’air. Elle leva un sourcil, fascinée par ces éclairs de lumière qui mettaient son passé à découvert. Elle fit signe à la fillette de s’échapper. Une fureur sans nom l’étreignit. Ses doigts agrippèrent férocement les flacons, écorchant sa peau satinée. Son visage éreinté traduisait son obstination à mettre le meurtrier hors état de nuire.

« Il est hors de question que je m’en aille ! Tu vas payer pour ce que tu as fait à Zaira. Il avait des traits similaires. Le même regard venimeux. Il se serait adonné à des activités perverses, si mon chat ne s’était pas rendu compte de sa présence ». La temporalité n’avait plus de sens. Les deux agresseurs semblaient appartenir à la même entité. Enfermée dans sa déraison et dans une folie meurtrière, elle fit gicler le liquide ensorcelé, déversant son poison telle une mante religieuse bienfaisante. Sorcière infernale qui créa l’illusion d’une invasion de chiens de l’enfer issus d’une mutation génétique. « Ne mets plus jamais les pieds chez nous, tu m’entends ?! Je ne suis plus une petite fille sans défense, désormais ». Ordonna-t-elle à l’agresseur d’une voix tremblante, rongée par la haine et son état de déréalisation.

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MessageSujet: Re: Empty Spaces {PV}   Ven 3 Jan - 15:39

Derrière la chatte, la femelle humaine ne réagit pas. Elle garde son regard rivé sur l’agresseur, apparemment désireuse d’en découdre. L’enfant, elle, ne sait pas ce qu’est la vengeance. Pas encore. Cela viendra, avec les années. Pour l’heure, elle n’est guidée que par son instinct de survie et ce dernier lui dicte de fuir. Fuir et ne jamais revenir.


Ce n’est pas le cri de terreur du prédateur qui va la faire changer d’avis.


Pour la chatte, c’est différent. Les hurlements la surprennent, ils sont trop graves. Elle s’attendait à entendre la femelle brailler, mais voilà qu’elle a tort et elle veut comprendre pourquoi. Ça la coupe dans son élan et elle laisse seule la petite fille courir pour sa vie. Bientôt, la jupette blanche disparaît au coin d’une rue, dans l’indifférence générale. L’animal admire l’étrange scène qui se joue face à elle. Elle détaille le dos de celle qui devrait être la proie, voûté par la colère. Elle imagine ses yeux, flamboyants de cette haine dont les humains ont le secret. Elle la regarde trembler et s’étonne de ne pas la voir s’écrouler. Le prédateur, lui, est acculé contre un mur. Il a mis ses mains devant son visage, comme pour se protéger d’une menace invisible.


Alors elle comprend et les poils de son dos se hérissent. Elle a peur, car elle sait qu’en face d’elle se tient une sorcière, une magicienne aux pouvoirs terribles qui torturent un carnassier et le réduisent à l’état de proie. Le félin ne bouge pas, pourtant. Elle se souvient. C’était une époque différente, La Nouvelle-Orléans n’existait pas encore. Mais la femelle vivait déjà.


Du coin de l’œil, la chatte remarque une inconnue avant qu’elle ne disparaisse dans une ruelle adjacente. Elle a vu toute la scène : une ensorceleuse a rendu fou un passant. Le temps presse.



Je me change le plus rapidement possible en essayant d’ignorer la douleur. Il n’y a pas une seconde à perdre. Qui qu’elle soit, cette femme sait ce qu’elle a vu. Elle a compris la menace et c’est pour ça qu’elle s’est enfuie sans demander son reste. Elle ne s’arrêtera pas là, malheureusement, et je suis persuadée que la zone va grouiller de soldats dans une dizaine de minutes tout au plus. Avec un grognement contrit, j’active mes membres endoloris et je rejoins la sorcière. La diablesse est dans un état second, ses yeux sont révulsés et elle fixe sa victime sans sourciller. Génial, elle ne se rend même pas compte de ma présence. Avec prudence, je pose une main sur son épaule. Comme elle ne réagit toujours pas, je commence à la secouer. « Com’on! You leave! They will come! »


Cette fois, ça fonctionne : elle cligne des yeux et me regarde sans réagir. Est-ce que c’est parce qu’elle ne m’a pas compris ? « Please, j’essaie à nouveau. Come. With me… Gemma. »


Je prononce le dernier mot sans savoir ce qu’il veut dire mais elle semble comprendre. Elle me regarde comme si j’étais un fantôme.

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MessageSujet: Re: Empty Spaces {PV}   Sam 11 Jan - 1:03


L’envers du monde civilisé. Si les têtes n’étaient plus aussi fréquemment séparées du corps des victimes malchanceuses, les criminels continuaient d’envoyer des visions macabres aux citadins. Cet individu abject dégringolait dans les abimes de la malveillance. Il incarnait une entité terrifiante qui avait eu pour objectif de détruire les dernières étincelles illuminant les prunelles de cette pauvre fillette qui avait probablement le même âge que Zaira. Peut-être avait-il eu l’intention de lui voler son innocence. Palper une chair soumise contre son gré, avant de lui briser la nuque, lamentablement. Tempête dévastatrice qui avait fait naître en elle des pulsions mortifères. La reine de la bienveillance reposait sous terre depuis plusieurs siècles. Ses yeux couleur ambre balayaient la silhouette de l’agresseur, désireux de se perdre dans les affres de la guerre. Elle faisait découvrir de nouveaux traits de sa personnalité à Son animal, s’éloignant avec plus d’insistance de ses idéaux et de cette empathie exacerbée qui s’étaient toujours immiscés dans ses chairs, même enfant. Elle pouvait sentir le souffle glacé de la mante religieuse se répandre sur sa peau décharnée, altérée par son venin. Elle enfilait le masque de la méchante sorcière issue des légendes absurdes et grotesques qui circulaient dans le cerveau d’une pluralité d’êtres humains, et cela depuis toujours. L’ouverture des portes de Darkness Falls avait permis à ces écervelés de retrouver un semblant de lucidité. Ces sombres crétins avaient réalisé que les sorcières ne portaient pas forcément un chapeau sur la tête. Elles n’avaient pas toutes les cheveux gras, un nez allongé, des verrues collées sur un visage infâme. A bien y réfléchir, elle avait des doutes.

La vengeance grondait en elle, sous l’œil spectateur d’une inconnue qui la toisait avec dédain. La peur lui nouait probablement l’estomac. Elle prit la fuite, en arrivant sûrement à la conclusion selon laquelle elle méritait d’être punie par une entité supérieure, que des vers sortent de ses orbites. Alors que les hurlements du bourreau victimisé atteignirent ses oreilles, l’air qui s’infiltrait dans ses poumons s’infecta de regrets et de culpabilité. Elle n’avait pas honte de son essence de sorcière mais de sa propre démence criminelle. On ne combat pas le mal par le mal. Elle l’avait répété plusieurs fois à Rafaele et à Noah. Non. Il était hors de question de se replonger une énième fois dans cette époque révolue. Elle fut pourtant forcée d’intégrer un monde chimérique dénué de sens et de temporalité, l’ange gardien issu de son passé empêchant l’ombre de prendre le dessus sur les lampées de feu. Sentir cette main posée sur son épaule lui fournit une sorte de contenance psychique. Elle stoppa tout mouvement lorsque Kathie reprit forme humaine et prononça son prénom. Les muscles contractés à l’extrême, le regard hypnotique. Elle cligna des yeux plusieurs fois, avant que les sirènes de police la sortent de sa torpeur. Elle acquiesça et se réfugia dans un squat se trouvant à plusieurs kilomètres de l’endroit du délit, courant à en perdre haleine. Essoufflée, le front perlé de sueur, sa poitrine se souleva à un rythme irrégulier. Les yeux grands ouverts, figés en une expression de stupeur, elle exigea une explication. « C’est impossible. Tu étais un chat. Je baignerais dans la magie depuis toujours. Non. J’hallucine. Je suis bonne pour un séjour en hôpital psychiatrique. Annonce-toi. Qui es-tu ? ».

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